Républicains et Laiques Audois

jeudi

8

septembre 2005

Science et conscience

Ecrit par , Posté dans Non classé

Cet été un article du Figaro attirait l’attention sur la désaffection en France pour les sciences. Le nombre d’étudiants dans les disciplines scientifiques diminue depuis 15 ans

alors que « d’ici 5 ans le tiers de la population active dont l’activité professionnelle repose sur une formation scientifique aura atteint l’âge de la retraite ». C’est un cri d’alarme de responsables de haut niveau qui s’inquiètent des conséquences à terme, y compris sociales.
Ils dénoncent la mauvaise presse faite au progrès technique : « Certes la science n’est pas synonyme de progrès, mais il n’y aura pas de progrès sans la science » affirme JP Bourguignon, tandis que JP Changeux remarque « moins de jeunes chercheurs signifie moins d’implication technologique et donc un déclin industriel ».
L’orientation des étudiants a toujours été un problème chez nous. Elle n’obéit pas à une planification en fonction des besoins, mais à la demande d’inscriptions, jugulée à peine par le budget alloué. Cela entraîne afflux dans des disciplines excédentaires, réputées plus faciles, mais saturées pour l’emploi.
Il y a un déséquilibre entre les besoins et les formations. Sans refuser la liberté de se cultiver selon ses goûts, ne devra-t-on pas encourager et favoriser les parcours porteurs d’avenir pour l’étudiant et pour la société ?
Va-t-on continuer à opposer science et conscience ? « Ce n’est pas un hasard si l’on constate en même temps que la perte de l’esprit scientifique la montée des religions, des sectes et des croyances paranormales » remarque R Germinat alors que JP Changeux affirme : « on effraie avec les OGM alors que beaucoup de nos médicaments sont produits par des OGM. On ne doit pas opposer la science à l’humanisme mais montrer que les deux vont de pair ».
Raymond BELTRAN
le 08 septembre 2005