Républicains et Laiques Audois

mercredi

14

novembre 2007

Retraites et répartition

Ecrit par , Posté dans Non classé

Comment éviter de commenter cette semaine sociale ?… en refusant la langue de bois !…

Le rapport entre retraités et actifs posait un problème de financement des retraites à partir de 2005. Personne ne l’ignorait. Il fallait trouver des solutions pour éviter une remise en cause à terme de la répartition. Des études multiples ont été faites depuis des années. Le constat a été unanime. Les solutions proposées pouvaient diverger mais l’accord était général sur la nécessité d’agir.
Gouvernements et syndicats, ont préféré éviter la négociation d’ensemble, sachant que la conclusion serait difficile à faire accepter par ceux à qui on avait fait croire que la question ne se posait pas. L’on affirmait la nécessité de trouver des financements, mais on exigeait de ne rien changer, de maintenir les acquis… Faute de courage, les décisions ont été chaque fois rejetées vers « après »… Le problème s’aggravait à mesure. Il peut aboutir à la faillite du système !
Les décisions gouvernementales sont contestées mais, n’aurait-on pas pu les influencer en s’impliquant depuis longtemps dans la négociation demandée maintenant ?…
On a refusé tout changement, en attendant des décisions que l’on savait inévitables, mais qui auraient pu se moduler avec des propositions plus favorables… si on les avait négociées !… Le malheur du partenariat social en France est qu’on préfère la contestation à la proposition !
Surenchère syndicale et démagogie pour récolter des voix ?… Mais en définitive, devant l’échec d’une revendication, les adhésions se tarissent, affaiblissant des syndicats discrédités.
Faute de discuter et négocier quand il est temps, les travailleurs subissent. Ils finissent par être perdants, car, une fois les effets retardateurs passés, ce qui aurait pu être proposé en compensation, arrivant trop tard pour être efficace, n’est plus pris en compte.
Raymond BELTRAN
le 14 novembre 2007