Républicains et Laiques Audois

jeudi

25

octobre 2007

La mort, argument politique

Ecrit par , Posté dans Non classé

Comment ne pas réagir à l’attentat de Karachi contre Benazir Bhutto, qui fit 140 morts et plus de 400 blessés ? Comment ne pas rapprocher les massacres quotidiens d’Irakiens par des « kamikazes », ayant dépassé déjà 300 000 morts ?

Il ne s’agit pas d’actes de guerre ni de bavures militaires : elles existent aussi. Il s’agit d’actes terroristes visant des civils que l’on tue parce qu’ils n’ont pas la même opinion ou parce qu’ils appartiennent à une autre communauté.
Les auteurs sont des fanatiques tuant des compatriotes (Pakistanais, Irakiens entre eux), de religion musulmane (sunnite ou chiite). Entre frères ennemis, le dialogue n’est pas verbal : il est sanglant… Et « si ce n’était que le plaisir de zigouiller » chante A. Souchon !…
Les islamistes utilisent la religion pour atteindre le pouvoir et s’imposer autoritairement. Le terrorisme fait partie de la brutalité de leurs méthodes. Là, il n’est pas un moyen des pauvres pour lutter contre les riches. Il est le moyen de soumettre ceux qui ne partagent pas leur intégrisme rétrograde. La mort des adversaires est leur argument politique.
La politique c’est la gestion de la cité au bénéfice des citoyens. On en est loin !… Là-bas, c’est la vengeance… Ici la volonté d’effacement de plusieurs siècles d’histoire. Le retour de la cathédrale de Cordoue à son passé de mosquée et de « l’Andalous des taïfas » à l’Islam est revendiqué par Al-quaïda, avec des menaces pour les espagnols vivant en Algérie et au Maroc !…
La splendeur de la civilisation arabe peut-elle ressusciter avec des tueries, avec le retour au 11è siècle ou… par « l’ouverture des portes de l’Ijtihad » qui adaptera la vie des musulmans au monde moderne ? Les morts, musulmans ou occidentaux ne peuvent servir que le « vieux plaisir de zigouiller »…
Raymond BELTRAN
le 25 octobre 2007