Républicains et Laiques Audois

mardi

11

décembre 2007

J’ai envie !

Ecrit par , Posté dans Non classé

J’ai envie ! Ce n’est pas une manière puérile de m’affirmer. C’est la manière de manifester une frustration que je ressens souvent devant l’actualité politique. Je me suis fixé une ligne éditoriale neutre, ne voulant pas engager la laïcité, que je défends, derrière mes options personnelles. Cela ne m’empêche pas d’avoir envie de dire des choses par rapport au gouvernement, par rapport à son opposition de gauche.

Si je ne m’interdis pas de jouer du poil à gratter pour les uns et pour les autres, je veux me garder de jouer le faire valoir des uns contre les autres. Cela ne m’empêche pas d’avoir des opinions ni de m’irriter devant des positions prises.
J’ai des craintes que le gouvernement ne réussisse pas les reformes indispensables que la couardise des prédécesseurs de droite comme de gauche n’avaient pas osé lancer. Retraites, Sécurité Sociale, banlieues devenues ghettos, Université, etc. C’est le plus difficile… l’essentiel toujours repoussé à plus tard…
Je suis offusqué, pour ne pas dire plus, par l’incapacité de la gauche à se redéfinir à notre époque. On en est (sans oser le dire bien fort) toujours à l’abolition du salariat, à l’appropriation des biens de production, mais on a renoncé à l’internationalisme, qui sent trop la mondialisation, et on ne sait plus quelle serait la redistribution convenable.
Langage révolutionnaire d’un autre temps, surtout dans les congrès ou dans l’opposition, mais pratique gestionnaire, arrivés aux affaires. Réformisme de fait, mais idéologie tranchante que fait dire aux militants, déçus, que les socialistes, quand ils sont au gouvernement, ne font pas du socialisme. Personne n’est capable en France, aujourd’hui, de donner une définition du socialisme pour le XXIè siècle.
Jamais le socialisme français n’a eu le courage de la remise en cause que les allemands firent, avec Ferdinand Lassalle, dès le Congrès de Gotha en 1875 et qu’ils renouvelèrent après la guerre au Bad Godesgerg en 1959.
En France, l’anarchosyndicalisme s’est toujours teinté, de fait, de marxisme. La social-démocratie a été vue de haut par les socialistes français, se réclamant héritiers de Jaurès, le perdant de 1905, mais suiveurs en réalité de Jules Guesde, le vrai gagnant de l’unification des partis socialistes d’alors. Après 1920, ils ont toujours été complexés, courrant idéologiquement derrière les communistes.
Quel projet est-on capable d’opposer au libéralisme ?… Le dénigrement systématique du Président est-il un projet politique ?… Le refus de toute réforme de ce qui existe est-ce le garant du développement de notre futur ?… Quelle vision avons-nous pour la société actuelle ?… Comment, avec des arguments politiques de maintenant, pouvons-nous lutter contre les inégalités et les injustices de notre temps ?… Avons-nous encore une vision d’avenir ou sommes-nous toujours réduits à celle qu’avait Karl Marx en 1850 ?…
Raymond BELTRAN
le 11 décembre 2007