Républicains et Laiques Audois

lundi

28

janvier 2008

''« Il en restera toujours quelque chose ! »''

Ecrit par , Posté dans Non classé

La vie courante nous confronte à des a-logismes surprenants. Comment des gens instruits, supposés intelligents, peuvent dire en même temps, à peu de temps près, une chose et son contraire ?…

Comment peuvent-ils être sincères et ne pas se rendre compte de leurs contradictions ?
Est-ce l’habitude, le politiquement correct, selon le jargon moderne, qui permet d’asséner certains propos sans s’apercevoir qu’ils sont absurdes ou contraires à une vérité (réalité) connue ? Est-ce la paresse qui empêche de réfléchir pour corriger des propos qui sont, manifestement, inexacts ?
En tout cas, il n’y a pas que les propos dits de « café de commerce » qui nous confrontent à cela.
Les rumeurs, fondées partiellement, totalement, ou pas du tout, circulent sur le web. Des officines orientées les recueillent ou les fabriquent, en tout cas les diffusent… et des gogos les reprennent, leur donnant l’autorité du net et les imposant en boule de neige !…
Pendant longtemps l’information journalistique reposait sur une déontologie : les professionnels devaient vérifier sa véracité avant de la donner. La recherche du scoop a détourné certains de cela, qui ont parfois eu de mauvaises surprises ensuite… Mais cette exigence n’existe pas pour les diffuseurs de ragots, calomnies ou rumeurs !…
Le récepteur en est réduit à son esprit critique : ou il est crédule et croit tout ce qu’il reçoit et il rediffuse tout, sans savoir d’où cela vient, ou il est alerté par un détail qui lui prouve qu’il s’agit bien d’un bobard orienté politiquement (retraite de ministre à vie, qui n’existe pas…). Quand un doute existe, le site des hoax (bobards) permet pourtant de s’informer…
Le récepteur de nouvelles du web est-il si démuni de logique, de connaissances personnelles sur la vie publique, de libre arbitre personnel, pour tomber dans la prise en compte de n’importe quoi ?…
Est-il de mauvaise foi pour rediffuser des choses qu’il sait fausses ?…
L’Ecole n’est pas suffisante pour breveter à vie une formation civique. A l’image de la formation professionnelle des adultes, une formation continue tout au long de la vie est nécessaire.
Si l’esprit critique naît à l’école, il doit se cultiver, se développer librement, hors des dogmes, des orientations partisanes, après celle-ci… dans un souci d’honnêteté et de vérité.
Raymond BELTRAN
Le 28 janvier 2008