Notre condamnation absolue du terrorisme a rencontré des approbations mais, aussi, quelques réserves. C’est inévitable mais dommage, car les explications deviennent vite des justifications.
Les attentats de Madrid ont fait comprendre que le terrorisme visant volontairement des victimes civiles est un acte de barbarie. C’est une forme de lâcheté. Rien ne justifie, rien ne rend juste, un tel acte. Les explications données ne peuvent pas être des justifications.
L’Homme (générique) ne vit pas en solitaire. Depuis les temps préhistoriques il s’est organisé en société : il a délégué des responsabilités et accepté des contraintes afin d’arbitrer les conflits individuels.
Les conflits internationaux dont la cause remonte dans le temps sont nombreux. Peuvent-ils être résolus en effaçant tout le passé récent ? Peut-on effacer des décennies ou des siècles afin de « rétablir dans leurs droits » les descendants des victimes ?