Certains, soucieux du respect des autres civilisations, refusant de les hiérarchiser les unes meilleures que d’autres, ne veulent pas avoir l’air d’imposer les DH. Ils considèrent que nous ne les appliquons pas chez nous à 100 % pour avoir le droit de demander qu’ils soient respectés ailleurs.
Nous ne partageons pas cette opinion. Mais, soyons modestes : ces chroniques ne s’adressent qu’à des lecteurs d’ici. Il serait surprenant qu’elles soient lues dans des pays lointains. Elles ne sont pas des canonnières qui imposeraient nos convictions aux autres.
Nos chroniques ont pour but de faire réfléchir, de faire réagir nos concitoyens sur des faits inacceptables à nos yeux, intolérables chez nous. Nous pensons que si des « citoyens » d’ailleurs se reconnaissaient dans cette défense des droits humains, leur respect partout serait un progrès pour eux comme pour nous. Il n’y a nulle condescendance dans nos propos.
Nous sommes nombreux à penser que les Droits de l’Homme sont universels et qu’ils ont pour objet de défendre l’individu contre une oppression quelle qu’elle soit et quel que soit le pays où l’on vit. Ceux qui en sont victimes ne se résignent pas et les comprennent fort bien.
Les Droits de l’Homme ne traînent pas une tache originelle qui viendrait de ce qu’ils ont été proclamés en occident et au moment de la Révolution Française. C’est plutôt un honneur qu’ils aient été énoncés d’abord chez nous. Cela ne nous empêche pas de vouloir être solidaires de toute l’humanité.
Raymond BELTRAN
le 12 septembre 2002