Pourquoi relever ce cas, parmi ceux d’excision des fillettes, d’amputation des mains, des pieds des voleurs, devenus courants dans des pays retournés aux lois islamistes et aux traditions du passé ? Parce qu’il est exemplaire de l’aliénation des femmes. Un seul cas c’est déjà révoltant, mais, en plus, celui-ci n’est pas unique.
Les injustices d’ici ne justifient pas celles produites ailleurs et les traditions ne légitiment pas la persistance des barbaries. La pression religieuse progresse au nom de l’islamisme, même si des musulmans éclairés dénoncent ces pratiques qui remontent à des siècles en arrière.
Ainsi, au Pakistan, des « tribunaux tribaux » ont condamné à des viols collectifs publics des jeunes filles innocentes pour punir, à travers elles, leurs frères d’avoir offensé d’autres familles ! Et en Inde des veuves se sacrifient « volontairement » dans le bûcher où brûle leur mari !
La dignité des femmes est bafouée au nom des traditions et de principes religieux que nous ne pouvons pas respecter. Nous ne pouvons nous taire sous prétexte que l’Occident ex-colonisateur n’est pas qualifié pour donner des leçons et que toutes les traditions seraient respectables.
Au nom des droits de l’Homme, qui sont les droits de la Femme, nous devons dénoncer ces usages et aider les élites éclairées de ces pays à libérer les femmes de cette oppression obscurantiste s’appuyant sur la religion.
Raymond BELTRAN
le 22 août 2002