Mais nous savons que, comme d’habitude, chaque parti aura eu raison et que la dialectique de gauche comme de droite saura tirer les enseignements qui arrangent chacun. Tant pis si la leçon n’a pas été comprise, on affirmera le contraire.
Va-t-on enfin abandonner la démocratie formelle pour une démocratie réelle dans les partis politiques ? Va-t-on enfin daigner expliquer et informer au lieu de demander suivisme derrière des leaders inamovibles désignés par l’appareil ? Va-t-on enfin favoriser un débat formateur et éclairant de l’opinion au lieu de pseudo-débats plébiscitaires des instances nationales ?
Va-t-on enfin dépasser les références idéologiques dogmatiques remontant pour les uns à Marx (1850) pour les autres à Adam Smith (1776), pour prendre en considération une situation réelle d’un XXIè siècle mondialisé ?
Va-t-on oublier les rêves de démocratie athénienne, datant de plus de 26 siècles, dans des cités de moins de 10 000 habitants et va-t-on s’apercevoir que nous vivons dans une autre échelle, au-delà de la nation ?
Va-t-on enfin considérer que la démocratie est, avant tout, honnêteté et qu’elle commence par la participation de tous au niveau local si l’on veut qu’elle se continue dans des cercles plus larges de la région, de la nation et de l’Europe ; qu’elle ne peut pas exister dans l’opacité organisée, pour des électeurs considérés comme des machines à voter comme on leur demande !
Raymond BELTRAN
le 09 mai 2002