Mais des « communautés » ont manifesté en fin de semaine et des extrémistes ont manipulé des militants pacifistes afin que le refus de la judéophobie devienne soutien à Sharon !... Autant que pour d’autres le soutien aux palestiniens devient soutien aux kamikazes...
Nous refusons de nous inscrire dans ces choix qui n’aboutiront à rien. La paix ne se fera ni par l’effacement des 50 dernières années de conflit, ni par la condamnation des uns contre les autres, qui deviendraient tout blancs. La paix ne peut venir que de la prise en considération de la situation réelle et de la recherche d’un compromis, ménageant chacun pour entamer enfin la coexistence à venir.
Car les aspirations à l’extermination des uns par les autres ne peuvent pas occulter que l’avenir ne pourra être que commun. Tous les morts actuels sont inutiles, car il faudra un jour construire et la partition d’un si petit territoire ne peut être que provisoire. Vivre ensemble c’est ne pas continuer à enseigner la haine ancestrale dans les écoles communautaires.
Vivre ensemble signifie que les options religieuses et culturelles devront être ramenées dans la sphère familiale, pour laisser place à une vie publique pacifiée. Il faudra libérer les consciences individuelles, rejeter les extrémismes, et que l’option laïque prime dans des institutions républicaines accueillantes pour tous, hors de tout communautarisme.
Raymond BELTRAN
le 11 avril 2002