Dire oui n’est pas toujours le conformisme des beni-oui-oui. C’est aussi s’engager. C’est se donner à un idéal. Dire oui à certains objectifs, selon les temps et les circonstances, peut-être aussi une marque de courage.
Sauf circonstances dramatiques, mettant en cause la vie de l’acteur, dire non est plus facile que bâtir. Il est plus difficile de construire que de s’opposer. Plus facile de condamner l’existant, tenant compte des imperfections et des injustices, aisées à constater, que de faire du nouveau.
Il faut savoir remettre en cause le passé pour bâtir l’avenir, mais en s’appuyant dessus pour que la construction demeure solide. Le rejet total du passé est aussi dangereux que le refus du progrès par peur de l’inconnu.
Le conservatisme s’alimente du refus des changements. C’est le confort de ce qui ne bouge pas... et... tant pis si c’est le chemin de la décadence, du déclin par l’immobilisme !
Il y a des progressismes supprimant le passé qui sont parfois outrecuidance et vandalisme. Les exemples ne manquent pas, y compris récents. Mais vouloir rester au passé et refuser l’avenir est suicidaire pour toute société.
A chacun de choisir avec discernement et intelligence une voie de progrès et d’avancées pour l’humanité. C’est ce que nous tentons de faire avec les valeurs laïques et républicaines, qui sont gage d’ouverture et de liberté.
Raymond BELTRAN
le 28 mars 2002