Après les médecins, appelés à s’opposer à l’IVG, après les pharmaciens « invités » à s’opposer à la vente de contraceptifs, ils sont soumis à la pression religieuse pour empêcher les Italiens, y compris non catholiques, de bénéficier des libertés légales. Contre cette ingérence, 53 députés de toutes nationalités se sont insurgés dans une résolution qu’ils ont présentée au Parlement Européen.
Le Vatican utilise son autorité morale pour donner des instructions aux juges. Il est scandaleux que l’on veuille maintenir sous tutelle religieuse l’ensemble d’un pays, avec la complaisance d’un Président et d’un Chef de Gouvernement silencieux : « Chi difende lo Stato laico ? » titrait le journal romain « La Repubblica » il y a peu ?
Après le tapage de certains contre la référence laïque que le gouvernement français a exigée dans un manifeste européen, il est temps de comprendre la nécessité de se garantir dans la future Constitution européenne, contre de telles pressions, par une affirmation nette de la séparation des églises et de l’Etat, qui concernera chacun de ses Etats membres.
Nous aimerions entendre mieux que mezza-voce la protestation des catholiques français contre ces pratiques vaticanes et l’affirmation, ici comme dans les pays où les catholiques sont minoritaires, de leur préférence pour la laïcité.
Raymond BELTRAN
le 07 mars 2002