


Victor Hugo
Par raymond beltran, à 11:09 :: Personnalités :: #308
« Le siècle avait deux ans » . L’on commémore aujourd’hui le centenaire de la naissance de Victor Hugo en remarquant l’universalité de son génie et la vive implication de l’écrivain dans la vie de son époque.
Nous n’oublions pas son engagement laïque contre la loi Falloux, qu’il exprima avec éclat dans son intervention devant l’Assemblée Nationale, en tant que député, le 15 janvier 1850.
Il s’opposa alors au « parti clérical » qui voulait garder la mainmise sur l’enseignement des jeunes, qui refusait le contrôle de l’Etat sur les écoles. Il opposa la liberté de croire à « l’asservissement qui prend les allures de la liberté »...
Plus de 30 ans avant l’instauration de l’Ecole Laïque et 55 ans avant la loi de 1905, Victor Hugo disait : « L’Etat, en matière d’enseignement, ne peut être que laïque »... « J’entends maintenir, quant à moi, cette antique et salutaire séparation de l’Eglise et de l’Etat qui était la sagesse de nos pères, et cela dans l’intérêt de l’Eglise comme dans l’intérêt de l’Etat ».
C’était le discours humaniste d’un laïque, croyant, favorable au progrès, s’opposant au parti clérical : ... « vous voulez pétrifier la pensée humaine, éteindre le flambeau divin, matérialiser l’esprit !... vous rêvez l’immobilité !... c’est dans le siècle de l’espérance que vous proclamez le désespoir ! »
Victor Hugo, homme politique, républicain, bientôt exilé pour protester contre la proclamation du Second Empire, nous rappelle les combats qui ont été nécessaires pour aboutir à ces libertés que la laïcité des institutions nous garantit. Elles ont été acquises contre une religion qui les combattit longtemps et qui n’a pas renoncé à les affaiblir.
Raymond BELTRAN
le 28 février 2002
