Nous sommes actuellement dans une période où l'église catholique attaque sournoisement la laïcité, avec parfois des complaisances ministérielles, pour obtenir une entrée par ce biais dans les enseignements publics.
Nous avons déjà dénoncé l'hypocrisie de cette argumentation, car l'histoire des religions est enseignée dans les programmes officiels. Ce qui ne l'est pas et que l'on voudrait imposer subrepticement c'est l'entrée des religions, avec des enseignements séparés selon l'origine des élèves.
L'argument repose sur un postulat : "les religions sont toujours modératrices et leur pratique diminue la violence". Ainsi n'auraient jamais existé ni le Djihad ni les croisades prêchées pour libérer Jérusalem, ni la Saint Barthélemy contre les protestants... Les bûchers contre les hérétiques non plus et en Ulster, les catholiques et les protestants, qui reçoivent pourtant un enseignement contrôlé par leurs églises respectives, ne se seraient pas massacrés allègrement depuis des décennies !...
C'est nier que des jeunes rejettent les églises établies, et vont vers les fondamentalismes charismatiques et les sectes. On peut penser qu'ils s'y fourvoient... mais de là à blanchir les excès, passés et présents, des religions par la condamnation d'une laïcité qui veut assurer la liberté de conscience par la neutralité des institutions !... Raymond BELTRAN
le 31 janvier 2002