La litanie des guerres de religion pour le pouvoir, pour l’hégémonie, pour l’épuration ethnique ou religieuse, n’a pas de fin. Raison pour ne pas y ajouter des « croisades » mondiales du Bien contre le Mal.
Il n’y a pas que des oppositions entre des religions différentes. A cette longue litanie s’ajoute celle des pays où l’on veut imposer « l’oraison du plus fort » par le massacre du plus modéré. L’Algérie est un témoin privilégié de cette lutte pour un pouvoir islamique, la politique ayant laissé la place à la religion pour exprimer tous les mécontentements.
Le conflit arabo-juif ne justifie pas les massacres algériens, ni la guerre permanente au Cachemire. Mais ce foyer, toujours réchauffé par la haine, dont les victimes s’allongent dans l’indifférence, est un prétexte à terrorisme, à intransigeance, à vengeance, à Djihad, autre forme de « croisade » de l’« orient » contre l’« occident ».
De plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer le dépassement des expressions religieuses exacerbées par des nationalismes revanchards si l’on veut apaiser des conflits sans fin. Va-t-on enfin chercher dans les principes laïques les moyens de vivre ensemble, en paix, ou attendra-t-on la victoire finale d’une religion qui imposerait une charia à la mode taliban ?
Raymond BELTRAN
le 01 novembre 2001