Nous voulons combattre le terrorisme sans aucune complaisance. Nous ne sommes donc pas choqués que l’on « déclare la guerre au terrorisme ».
Mais, est-on sûr que les populations civiles sont épargnées par les frappes « chirurgicales » et qu’en ajoutant à la dévastation de l’Afghanistan l’on combatte le terrorisme ? Nous condamnons l’utilisation des bombardements à des fins médiatiques.
La géopolitique est la recherche d’équilibres, d’alliances circonstancielles, pour combattre un excès en s’appuyant sur des forces contraires. Pour s’attaquer à des extrémismes on en utilise d’autres, sans trop regarder à leur qualité morale. Naguère, ce furent les taliban !...
Pour s’opposer à des islamistes on emploie des mouvements dits « modérés ». Cela a entraîné une promotion communautaire (catholique, juive, musulmane), dans un œcuménisme apparent drivé, en fait, par l’église dominante du lieu.
Est-ce là la solution contre des intégristes qui lisent « à la lettre » les textes « sacrés » du Coran ou de la Bible, sans y ajouter la distance historique ?
Sommes-nous si archaïques que cela quand nous disons que pour avancer dans la paix et dans la coexistence il faudra passer par une reconnaissance réelle de la laïcité et de ses valeurs de tolérance ?
Raymond BELTRAN
le 18 octobre 2001