Il est vrai que la médiatisation, la proximité, rendent plus sensibles certains actes auprès de l’opinion. Ce n’est pas parce que l’on n’a pas fait une liste exhaustive de tout ce qui est condamnable, que l’on n’a pas le droit de condamner la barbarie.
La lutte armée dans des contextes de guerre, de révolte contre l’oppression, n’est pas du terrorisme. Les accusations des nazis contre les résistants ne légitiment pas le terrorisme en temps de paix, et en démocratie, contre des populations innocentes, que l’on rend otages.
Des problèmes existent. Nous avons souvent soulevé les drames subis par des populations afghanes, palestiniennes, algériennes, etc. Nous avons souvent évoqué les oppositions nationales et religieuses en Ulster, en ex-Yougoslavie, en avançant l’intérêt d’une solution laïque pour progresser dans l’apaisement de ces conflits.
Mais il ne faut pas arguer de ces problèmes pour « comprendre » donc pour « admettre » le terrorisme, selon nos sympathies. Refusons partout et toujours le terrorisme aveugle, meurtrier, comme solution politique, que ce soit en Irlande, en Corse, dans le Pays basque ou ailleurs, si nous voulons le combattre quand il ne nous convient pas.
PS. L’extrême droite n’a pas aimé notre commentaire sur les extrêmes qui se rejoignent dans la haine. Nous confirmons que « l’infamie » n’est pas de le dire mais d’opposer des habitants de nos quartiers entre eux !
Raymond BELTRAN
le 11 octobre 2001