Cet enseignement est assuré aux élèves des établissements publics qui n’ont pas demandé explicitement à ne pas le recevoir. Il est dispensé par des enseignants désignés par la hiérarchie catholique, ne relevant que d’elle seule, mais payés par l’Etat.
Parmi les raisons invoquées pour ces licenciements figurent le fait pour l’une de ne pas aller à la messe, pour une autre de s’être mariée à un divorcé, de ne pas vivre exemplairement la religion, etc.
Il est reproché à ces enseignants d’avoir une vie privée non conforme à ce que l’Eglise prescrit ; il n’est pas question de faute dans l’exercice de leur travail. Ces personnels ne bénéficient ni de liberté de croyance ni de vie privée, alors qu’ils ne contreviennent ni aux lois ni aux bonnes mœurs.
Nous pouvons méditer ce qui arriverait si nous cédions à la demande d’enseigner la religion dans les écoles publiques françaises, de revendiquer un personnel enseignant particulier, relevant de la hiérarchie religieuse. Des faits similaires se sont déjà produits en France dans des établissements confessionnels...
Dépendance, prosélytisme, pluralité religieuse ou neutralité de l’Ecole ? Rappelons que les programmes officiels comportent, à plusieurs reprises dans la scolarité, l’enseignement de l’histoire des religions et des cultures religieuses. Cela sans ségrégation des élèves. En toute liberté de croire ou ne pas croire.
Raymond BELTRAN
le 20 septembre 2001