Les événements actuels confirment ces paroles si justes. Horreur, fanatisme, barbarie ! De quel droit, au nom de dieu (avec une minuscule dans ce cas) peut-on entraîner dans la mort des milliers de victimes innocentes ?
La guerre n’a jamais été chevaleresque, malgré des chansons de geste l’idéalisant. Les Croisades n’ont pas été la geste gentille que l’on voudrait nous laisser croire. Mais le terrorisme aveugle, au nom de principes religieux, est une barbarie sans nom.
Faut-il croire que les dieux des uns sont les ennemis des dieux des autres et que cela justifie tous les massacres ? Dieu est amour nous dit-on et l’histoire nous montre l’instrumentalisation de l’idée de son existence pour justifier toujours plus de morts coupables de croire à d’autres paradis.
Nous sommes au niveau de la folie meurtrière, oubliant les causes pour se complaire dans la violence mégalomaniaque et paranoïaque. Si les auteurs des « crashes » voulaient défendre les Palestiniens, ils auront réussi l’effet contraire, et suscité la méfiance envers les musulmans.
Le terrorisme aveugle, même et surtout frappant un nombre de victimes considérable ne justifiera jamais la raison des instigateurs : on n’a pas raison parce qu’on tue davantage. Même politiquement, ces terroristes ont coulé les « raisons » vraies de ceux qu’ils voulaient venger !
Raymond BELTRAN
le 13 septembre 2001