Dans le cadre qui est le nôtre, celui de la laïcité et de la République des citoyens, nous n’avons pas à prendre de parti, au sens strictement politique, quels que soient nos sentiments. Nous nous refusons à manipuler la notion de laïcité pour soutenir des positions idéologiques.
La mondialisation n’est pas un phénomène nouveau. C’est un fait historique qui s’est développé depuis au moins un millénaire. Mais elle a subi une accélération avec des échanges plus faciles maintenant.
Condamner la mondialisation c’est aller à contre-sens de l’histoire et vouloir revenir à une autarcie dont le dernier avatar a été l’économie fasciste.
Le commerce international accentue les inégalités entre les peuples. Cette impression domine. Mais... l’idée de solidarité s’impose et les manifestants non violents en ont fait l’enjeu de leur lutte... Des valeurs universelles se mondialisent aussi, comme les Droits Humains...
Mais... il faudrait arrêter les gaspillages investis dans les guerres locales, qui enrichissent les trafiquants mais qui ruinent les pays du Tiers Monde... Il faudrait construire une mondialisation responsable, avec des règles commerciales équitables... Est-ce des utopies ?...
Il n’est pas pensable d’empêcher le commerce mondial, mais il faut que des organismes internationaux le contrôlent plus efficacement. Il faudra donc leur donner plus de pouvoirs, les mettant à l’abri des pressions des pays dominants. Ce n’est pas en s’attaquant à ces organismes qu’on rendra la mondialisation plus juste, mais en les réformant pour accentuer leur indépendance et leur efficacité.
Raymond BELTRAN
le 26 juillet 2001