Cette loi ouvrit le domaine associatif aux organisations républicaines, leur donnant une liberté nouvelle. Auparavant, les congrégations religieuses monopolisaient ce terrain, échappant entre les deux Empires, grâce au Concordat de 1801, aux limitations successives du droit d’association.
Le Conseil Constitutionnel, le 16 juillet 1971, l’a reconnue comme l’une de nos libertés fondamentales.
Nous ne souhaitons pas réduire ce droit, mais, pour nous, liberté ne signifie pas irresponsabilité. Il faut que les citoyens soient exigeants pour s’assurer quand il y a quête de la générosité publique, que ce soit par des personnes morales et non par des personnes immorales, afin d’éviter les escroqueries.
Nous revendiquons la liberté de s’associer. Mais nous constatons que des « sectes » se constituent dans le cadre de cette loi, et qu’elles refusent tout contrôle, en tant que « religions », rançonnant leurs membres et les mettant en état de sujétion mentale.
Dans ces temps où il est de bon ton de s’insurger contre des juges qui veulent appliquer la loi, nous nous plaisons à rappeler qu’il n’y a d’état de droit équitable que dans le respect des lois, par tous, et à tous les niveaux.
Raymond BELTRAN
le 12 juillet 2001