La Repubblica a révélé l’existence d’un rapport de Sœur Maura O’Donohue, médecin et religieuse américaine, communiqué au Vatican en 1995, concernant les abus sexuels commis auprès de religieuses dans 23 pays, africains, américains et même européens, dont l’Irlande et l’Italie.
Il comporte des témoignages de « relations sexuelles forcées, de harcèlement sur de jeunes filles, de pressions sur des médecins pour permettre à de jeunes femmes, y compris des religieuses de prendre la pilule et même d’avorter ».
L’auteur de ce rapport accuse : Des prêtres et des responsables de la hiérarchie catholique abusent de leur pouvoir... contraignant des femmes, laïques ou religieuses, à céder à leurs avances. Elle proteste que ces prêtres restent en fonction, alors que des religieuses, enceintes, sont chassées de leur couvent.
Un autre rapport de Marie Mc Donnald, Supérieure des Missions Notre Dame d’Afrique, remis au Vatican en 1998, regrette « la conspiration du silence ». Ces informations ne sont pas reprises par la presse. Les églises établies sont ménagées. Pourtant ce sont des agissements aussi condamnables que ceux de certains gourous de sectes.
A vouloir préserver les églises, l’on empêche la législation sur les sectes d’évoluer efficacement, car une législation anti-sectes rigoureuse mettrait également en cause les dérives religieuses. Des églises veulent imposer à tous des règles morales strictes en matière sexuelle. Pascal le disait déjà : « A vouloir faire l’ange on fait la bête ! »...
Raymond BELTRAN
le 03 mai 2001