Etant favorables à la liberté de croyance, nous voulons l’égalité des chances et des destins quelle que soit l’origine, la condition sociale ou le sexe. L’école laïque n’a pas fait de différence entre les garçons et les filles.
Nous avançons en France, même si c’est lentement, mais en Afghanistan la situation se détériore gravement depuis des années.
C’est le sort réservé aux petites filles afghanes, interdites d’école, analphabètes obligées, par décision de responsables religieux qui estiment qu’elles n’ont besoin de savoir que ce que la religion tolère et qui doit leur suffire pour jouer le rôle de reproductrices : le seul qui leur soit consenti !
Ce rôle, lui-même, est chichement octroyé puisque l’accès des femmes aux soins est si limité que seules les plus solides survivront par sélection naturelle.
Nous ne pouvons pas nous contenter de constater cet état de fait. Nous ne pouvons pas l’accepter au nom de la différence des cultures. Ce n’est pas parce que les jeunes filles sont nées dans ce pays qu’elles n’ont pas le droit à l’éducation, à la vie professionnelle, à la santé et au bonheur.
Les droits de l’Homme s’appliquent partout. Les Femmes n’en sont pas exclues et nous n’acceptons pas que des pays revendiquent une différence discriminante au nom d’une religion. Pour nous, les Droits de l’Humanité sont universels et la laïcité les conforte : Faudra-t-il toujours se libérer de la religion pour progresser ?
Raymond BELTRAN
le 15 mars 2001