Ce conflit est exemplaire de la difficulté de cohabiter dans la même terre, revendiquée avec des arguments aussi forts qu’exclusifs. Les extrémistes des deux bords rejettent les autres avec haine tandis que les 400 morts sont déjà dépassés depuis les derniers six mois !
Les arguments politiques et économiques, passent après les références religieuses intolérantes. La culture et l’histoire enseignée de part et d’autre sont antagonistes et cultivent les oppositions et les revanches. Les affrontements actuels sont source de haines durables encore.
Le territoire de l’ensemble Israël Palestine équivaut à notre Languedoc-Roussillon pour 9 millions d’habitants. Avec 5 millions de juifs vivent, en Israël, 1 million d’arabes et, en Cisjordanie et Gaza, 3 millions, sans compter les réfugiés en Jordanie et au Liban.
Leur coexistence ne peut se faire sur un Etat théologique, des uns contre les autres. Elle ne peut se concevoir sur deux Etats théologiques opposés, s’imbriquant territorialement et dont l’un n’aurait pas d’existence économique que colonisé par l’autre.
C’est pourquoi, des intellectuels arabes et juifs, dans une période de perspective de paix, qui, depuis, s’est éloignée, commençaient à envisager une solution à terme : celle d’un Etat laïque. Même si cet objectif demeure lointain, il est le seul qui pourrait apaiser la région. A condition que les religieux des deux bords soient un jour capables d’entendre raison !...
Raymond BELTRAN
le 01 mars 2001