Il y a aussi un enseignement de l’histoire. Celui-ci est souvent orienté. Depuis Jules César, l’histoire a été souvent manipulée pour conforter des « chefs », des dynasties, ou pour fonder des « nations ».
C’est ainsi que l’on a cultivé les nationalismes. Ils ont pu être le facteur d’éclosion de Risorgimentos divers au XIXè siècle, mais ils ont été le malheur du XXè siècle avec les fascismes et le stalinisme. Feront-ils encore les malheurs du XXIè siècle ?
Les jeunes doivent apprendre à apprécier leurs voisins plutôt qu’a être endoctrinés sur des épisodes anciens, que l’on entretient, afin de continuer encore à s’opposer.
Sinon, il y a dans les conflits ancestraux entre peuples assez de rivalités et d’épisodes demandant revanche pour que personne ne reste à l’écart des massacres futurs.
Pourra-t-on un jour arrêter ces processus de haine pour enfin ouvrir la voie vers la paix, vers la réconciliation entre les jeunes, vivant dans le même pays ou dans des pays voisins ? Pourra-t-on oublier l’histoire nationaliste pour promouvoir un enseignement laïque de l’histoire ?
Il pourrait être le premier pas vers la réconciliation de ceux qui se sont entretués en ex-Yougoslavie, en Ulster, en Israël-Palestine. L’entretien des oppositions entre « cultures » différentes, et l’encouragement du multi-culturalisme s’opposent à la vie en commun.
Raymond BELTRAN
le 22 février 2001