Si l’enseignement de l’histoire des religions rencontre 57 % des suffrages, c’est « pour améliorer la culture générale des élèves » pour 74 % de ceux qui en sont favorables et « pour développer l’esprit d tolérance » pour 69 %.
55 % des sondés sont favorables à « l’histoire de toutes les religions du monde », contre 24 % qui voudraient le limiter à « celle des religions les plus courantes en France », 54 % donnant priorité à « l’histoire des idées et des valeurs contenues dans les grandes religions ».
Les Français font preuve d’esprit de tolérance, ce qui prouve que l’esprit laïque a bien marqué l’éducation de notre peuple. Mais ils veulent que l’école reste laïque et que l’ouverture vers le religieux reste au niveau de la culture, de la connaissance des croyances des autres, et non du prosélytisme ou de la conformation des consciences dans un moule ecclésial.
Cet enseignement des histoires des religions existe déjà dans les programmes des classes de sixième, de cinquième et de seconde, faut-il le dire ?
Les prétentions d’ « ouverture » de la laïcité que certains ont développé comme un reproche à sa « fermeture sur la lutte contre le cléricalisme », tombent progressivement devant la réalité des faits.
L’enseignement de l’histoire des religions ne doit pas se confondre avec l’enseignement d’une religion par ses clercs, ni comme un cours de religion intégré dans les programmes scolaires.
Raymond BELTRAN
le 05 octobre 2000