Ainsi, les éléments composant la République forment une seule et unique communauté de citoyens et l’unité de la République s’oppose à la reconnaissance d’un statut particulier pour des groupes unis par un lien ethnique ou religieux.
Les communautés constituées en tant que telles s’opposent à notre tradition républicaine et ne peuvent pas être reconnues juridiquement sauf à déroger à la Constitution, qui n’a pas varié depuis la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen en 1789.
La laïcité c’est la neutralité religieuse de l’Etat. La loi du 9 décembre 1905 précise que « La République ne reconnaît ni salarie ni subventionne aucun culte… ». C’est la séparation des églises et de l’Etat.
C’est ce qui permet, sans anticléricalisme aucun, la liberté de croyance de chaque citoyen. Mais il faut encore et toujours la vigilance et la résistance de tous les laïques devant les empiétements du religieux sur le domaine public… !
Tout le contexte international nous incite à penser que plus de laïcité est la garantie de la liberté de chacun, dans la coexistence pacifique, alors que la vie en communautés séparées favorise l’affrontement.
L’expérience républicaine en France va dans le sens de l’Histoire. Cette expérience serait bien précieuse si elle était partagée par plus de pays étrangers.
Raymond BELTRAN
le10 août 2000