Il s’agit d’une étude universitaire de cent pages, faisant l’historique des évolutions intervenues et de la jurisprudence des conflits récents abordés devant les Tribunaux Administratifs, le Conseil d’Etat et le Conseil Constitutionnel.
C’est une mine de réflexions pour tous ceux qui veulent s’informer et actualiser leur approche de la question. Nous nous inspirerons de cette étude juridique dans les prochains communiqués que nous rédigerons.
Mais dès aujourd’hui, nous lui empruntons les lignes suivantes, tirées de sa conclusion : « En matière religieuse, si le libéralisme juridique est nécessaire, il faut savoir ne pas aller trop loin. Les manifestations religieuses ne sont acceptables que dans la mesure où elles ne remettent pas fondamentalement en cause les fondements de la République » (...)
« Il faut être vigilant et ne pas faire trop de concessions sur ce qui a fait la République et qui constitue toujours l’originalité française. Nous avons nommé la laïcité, seul instrument capable de préserver l’autonomie des citoyens par rapport à des religions de plus en plus envahissantes, même dans le domaine public. »
« Pour cela, il faudrait pourtant que l’appareil libéral de notre République ne prenne pas le dessus sur l’aspect a-religieux (c’est-à-dire le fait de laisser la religion dans les limites de la sphère privée) »
Raymond BELTRAN
le 05 août 2000