Parmi les objectifs retenus à Lisbonne, figure le renforcement des performances pour améliorer la productivité économique par l’emploi d’une main d’œuvre plus qualifiée, avec des jeunes mieux formés. Des mesures doivent être prises pour encourager les enseignants et les doter d’une formation et d’outils pédagogiques qui leur permettent de mieux prendre en compte les jeunes tels qu’ils sont.
Au-delà des intentions généreuses, mais difficiles à mettre en pratique, nous nous félicitons que les gouvernements européens aient pris conscience que, plutôt qu’opposer les systèmes, il faut travailler aux succès scolaires qui permettent d’assurer enfin cette formation continuée tout au long de la vie, devenue indispensable pour garantir l’avenir professionnel de chacun.
Tous les jeunes ne sont pas égaux dans la vie scolaire. Ils ne sont pas égaux devant le marché du travail. A la discrimination sociale se surajoute la discrimination par l’échec, qui en fait des inadaptés, qui deviendront ensuite des exclus.
Nous espérons que les dispositions qui seront prises contribueront à mieux intégrer tous les jeunes sans exception. La « fracture sociale » ne doit pas contrarier l’effort d’unité que l’école laïque poursuit depuis plus de cent ans déjà.
Cela coûtera, oui !... Mais « essayez l’ignorance » !...
Raymond BELTRAN
le 03 août 2000