


Giordano Bruno
Par raymond beltran, à 14:13 :: Société :: #385
Giordano BRUNO est mort il y a 400 ans à Rome, sur le bûcher, nu et la langue entravée avec du bois. Son crime : avoir développé une pensée libre, face à la religion et ne pas avoir renoncé à ses convictions philosophiques.
Personnage original, capable de remise en cause des limites théologiques imposées alors aux connaissances humaines de la Renaissance, il fut supplicié. « Le premier qui dit la vérité, il sera exécuté », dit Guy Beart. Il n’était pas bon alors de se réclamer de la liberté de croyance !
Aujourd’hui, Jean Paul II aurait exprimé les « profonds regrets » de l’Eglise pour cette exécution, tout en soulignant que « les juges du philosophe étaient motivés par le désir de promouvoir le bien commun, en faisant même leur possible pour lui sauver la vie » ( !)
Il considère ainsi que la condamnation était juste : la faute à Bruno de persévérer dans ses convictions.
Ces jours-ci, une jeune fille, élève de 4è dans un collège public de Moselle vient d’être l’objet d’une demande de suspension des allocations familiales pour défaut d’assiduité scolaire parce que, avec l’accord de ses parents, elle a manqué l’enseignement religieux, obligatoire en régime concordataire.
Il n’y a plus de bûchers, heureusement, mais la répression demeure pour les non croyants, là où la religion triomphe de la laïcité.
Qui a dit que le combat laïque est anachronique ? Qui a dit que l’heure est venue pour que l’enseignement religieux soit « restauré » partout dans les établissements publics ?
Raymond BELTRAN
le 02 mars 2000
