


Enseignement de l’histoire
Par raymond beltran, à 17:14 :: International :: #415
Parmi les nouvelles de cet été, nous avons remarqué l’intention du gouvernement israélien de revoir la manière dont la guerre israélo-arabe de 1948 est enseignée aux élèves dans les écoles. Une intention symétrique est prêtée à l’autorité palestinienne pour les enfants arabes.
Nul ne sait quelles sont les chances pour que ces belles propositions aboutissent réellement. Mais nous saluons le projet en espérant qu’il se concrétisera.
Souvent l’histoire est enseignée de manière subjective, réduite à des images d’Epinal et mise au service des nationalismes étroits, dans le but d’alimenter des espoirs de revanche.
Un même événement ayant opposé deux pays est enseigné de manière opposée dans chacun d’eux. La guerre d’Espagne de Napoléon n’est pas présentée de la même façon en France et au-delà des Pyrénées.
Si l’on veut travailler à la concorde universelle, il faut commencer par comprendre les autres et ne pas chercher à les opposer par un enseignement partial de leur histoire commune.
C’est le premier pas pour réconcilier les cultures nationales, pour progresser dans le long chemin de l’unité, de la synthèse, du métissage culturel.
L’avenir de la paix n’est dans pas l’opposition des cultures selon les communautés d’appartenance : l’avenir n’est pas dans l’exaltation du communautarisme.
L’exemple négatif de l’ex-Yougoslavie, veillons à ne pas l’oublier pour la construction européenne.
L’unité ne se construit pas par le développement des oppositions culturelles et religieuses.
Raymond BELTRAN
le 16 septembre 1999
