Ce voeu spontané est le cri universel de l’espoir qui permet de surmonter les difficultés de la vie sociale. Il faut une volonté pour assurer la cohabitation de ceux qui sont « différents ».
C’est le cri qui combat les exclusions, les séparatismes, l’apartheid. Plus on affirme l’existence de communautés religieuses ou « ethniques », plus on provoque des oppositions, des affrontements.
La loi républicaine est une loi d’égalité et de fraternité, qui n’exclut pas la liberté de croyance et d’association. Mais on ne peut pas arriver à l’unité nationale si l’on favorise les divisions en constituant des représentants des « différences » : la tradition républicaine française s’oppose à juste titre au « communautarisme.
Il est triste de voir les nationalistes corses souhaiter « que la loi républicaine tombe, comme le mur de Berlin, » pour favoriser une loi corse (particulière aux corses ?). Il est triste de voir ce que les oppositions nationales ont donné en ex-Yougoslavie : que des massacres depuis 10 ans, revanches du passé !
Espérons que les régionalismes français n’iront pas vers les excès « nationalistes » et que le développement légitime des cultures et langues régionales ne suivra pas les voies extrémistes de ceux qui voudraient développer des « ethnies » et qui voudraient effacer l’unité nationale patiemment construite depuis 1792.
Raymond BELTRAN
le 20 mai 1999