Il y a plus d’un point commun entre liberté et démocratie. En premier lieu, la contestation de leur existence. Pourtant tout le monde veut la liberté. Tous aspirent à la « vraie » démocratie...
Si l’on quitte le domaine abstrait des idées, cher à Platon, dans le concret de la vie, il n’y a pas de démocratie sans libertés, mais il n’y a pas de libertés sans la démocratie.
Il faut le développement asymptotique de la démocratie dans la liberté, de la liberté dans la démocratie, qui nous rapprochent de l’idéal chaque jour un peu plus, par une recherche incessante et persévérante.
Pour cela, il est nécessaire que la citoyenneté, source de droits, mais aussi de devoirs, se développe. Il n’y a pas de liberté sans les contraintes du contrat social qui nous lie aux autres. Il n’y a pas de démocratie sans l’engagement des citoyens pour l’assurer.
L’indifférence, le champ libre au découragement citoyen, laissent la part belle aux adversaires de la démocratie, qui, partisans de l’autorité, ouvrent la voie à l’autoritarisme.
Les élus politiques doivent être moteurs de l’implication de tous dans la démocratie nationale et locale pour dynamiser les progrès indispensables en ce domaine.
C’est ainsi seulement que les libertés seront confortées dans une démocratie de plus en plus républicaine.
Raymond BELTRAN
le 01 octobre 1998