La pratique régulière d’une religion, pour la génération entre 1948 et 1962, est passée de 8 à 10 %. Mais les générations nées entre 1963 et 1973 n’affichent ni pratique religieuse ni sentiment religieux dans la proportion de 37 % contre 33 % auparavant. Ainsi, globalement, la part des personnes n’ayant rien en commun avec la religion a augmenté, passant de 22 % à 25 %. La part des agnostiques est en augmentation. La part des pratiquants reste faible : 31 % des étrangers, contre 15 % des français.
Nous sommes loin de la notion, historiquement sollicitée, d’une France « fille aînée de l’église catholique, qui serait majoritairement catholique, ou même religieuse.
Plus que jamais l’unité nationale ne peut se faire autour d’une religion. Elle ne peut résulter que de la tolérance, du respect des autres et du maintien du fait que la pratique religieuse relève du domaine privé.
Un sondage vient de montrer que plus de 80 % des français sont favorables à la Laïcité. L’unité nationale ne se fera que par la stricte application de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat.
Raymond BELTRAN
le 01 mai 1998