Le C. L. R. tient à souligner que les institutions de la République, qu’elles soient judiciaires, parlementaires ou gouvernementales, ne doivent, de quelque manière que ce soit, se mêler de religion, selon la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat.
Mais la Justice a eu raison de juger les faits reprochés aux responsables de la branche lyonnaise de « l’Eglise de Scientologie » et de les condamner pour escroquerie et pour homicide involontaire par imprudence, ayant estimé ces faits établis.
Notre Comité, s’il approuve la décision de ne pas s’immiscer dans le débat idéologique qui consiste à savoir si cette « église » constitue une secte ou une religion, s’étonne de la publicité donnée à la soi-disant « caution » que ce jugement aurait donné à la scientologie.
S’il y a délit, les responsables de sectes ou de religions doivent être condamnés. Personne ne peut s’estimer au-dessus des lois au nom d’une religion. Une religion n’est pas une excuse absolutoire, quand on pratique certaines méthodes de pression psychologique et de pression morale sur des individus fragiles.
Le problème des « sectes » est que ces organisations captent les libertés individuelles de leurs adeptes. La Justice doit appliquer la loi afin de prévenir tous les excès que l’on voudrait recouvrir du manteau « religieux ».
Raymond BELTRAN
le 01 août 1997