C’est le point sensible de la Démocratie, qui, pour être solide, disait Montesquieu, doit reposer sur la Vertu. Comme dans les années 30, aujourd’hui, beaucoup auraient ainsi tendance à la condamner. Cependant, n’oublions pas, avec W. Churchill, que « c’est le pire de tous les régimes politiques, mais si l’on écarte tous les autres de l’examen ». Attention à l’aventure dictatoriale, avec carte blanche, sans contrainte aucune, au bénéfice d’un homme providentiel. On a déjà su où cela mène et comment cela se termine.
Ne soyons pas candides. Il faut régénérer la démocratie. Il faut intéresser le citoyen, qui se sent dépossédé de tout pouvoir, aux affaires de la Cité. C’est là que nous connaissons un déficit démocratique très fort.
Si la démocratie suppose délégation aux élus, elle nécessite aussi contrôle à posteriori, au moment du renouvellement des assemblées. Mais il ne faut pas attendre passivement ces échéances. Ecouter les citoyennes et les citoyens c’est aussi les associer au débat public.
Si les électeurs sont informés, c’est de manière superficielle et seulement à travers des coups médiatiques. Il faut les informer en profondeur, en éclairant le débat par les éléments essentiels qui lui donnent sa valeur. Il faut une implication plus grande de chaque Citoyen dans la « Res Publica ».
Raymond BELTRAN
le 11 juillet 1997